
(Lecture corporelle, émotionnelle et spirituelle)
Beaucoup de personnes se pensent être attirées par le sucré… et si c’était aussi une attirance pour le gras?
Parfois, la frontière est floue : on croit avoir envie de sucre, alors que c’est surtout le côté riche, réconfortant ou nourrissant qui appelle.
Est-ce une simple question de goût ? Un manque de volonté ? Une mauvaise habitude ?
En réalité, le corps ne fait jamais de choix « au hasard ».
Derrière ce type d’attirance, il y a presque toujours une combinaison de besoins physiologiques, émotionnels et énergétiques qui cherchent à se réguler.
Dans cet article, je propose une lecture globale pour comprendre ce que cette confusion entre sucré et gras peut révéler…
et surtout comment écouter ces signaux autrement que par la culpabilité, pour revenir à une relation plus consciente et apaisée avec ton corps.
Sucre ou gras : une confusion fréquente
Souvent, on pense avoir une attirance pour le sucré, alors qu’en réalité, ce qui se cache derrière cette envie est parfois une attirance pour le gras.
Par exemple :
le chocolat est riche en matières grasses (beurre de cacao),
beaucoup de desserts contiennent de la crème, du beurre ou des huiles,
certaines pâtisseries sont bien plus grasses que réellement sucrées.
Dans ces cas-là, ce n’est pas uniquement le goût sucré qui attire, mais surtout la sensation de densité, de réconfort et de satiété que procure le gras.
À l’inverse, lorsqu’il existe une attirance marquée pour des produits quasi exclusivement sucrés, comme :
les bonbons, les sodas, certains jus très sucrés.
alors il est plus juste de parler d’un besoin lié spécifiquement au sucre (souvent associé à un besoin de réconfort rapide, de stimulation, ou à des variations importantes de glycémie).
Pourquoi cette confusion est liée aux circuits de récompense
Sur le plan neurobiologique, ce n’est pas le goût sucré seul qui crée l’attirance ou le comportement de répétition, mais surtout la combinaison :
gras + sucre
Cette association active fortement le circuit mésolimbique de la dopamine, impliqué dans la motivation, le plaisir et l’apprentissage.
Le cerveau enregistre alors très vite : « Cet aliment me calme. J’y retourne. »
Ainsi, quand une personne dit : « Je suis attirée par le sucré »,
il est souvent pertinent de préciser que ce qui est recherché est avant tout :
la densité,
la satiété,
la sécurité corporelle.
plus que le sucre pur en lui‑même.
Cette distinction relève directement de la neuro‑régulation du système nerveux, et pas uniquement de la nutrition.
1. Le gras : un besoin physiologique réel
Une source d’énergie stable
Les lipides sont essentiels au bon fonctionnement du corps. Ils permettent notamment :
une énergie durable,
une meilleure stabilité de la glycémie,
une sensation de satiété plus profonde.
Quand le corps vit du stress chronique, de la fatigue, ou des variations importantes de sucre dans le sang, il peut réclamer instinctivement du gras pour se sécuriser énergétiquement.
Ce n’est pas une faiblesse : c’est une stratégie de survie intelligente.
Un soutien hormonal
Quand le système nerveux est sollicité en continu, le corps doit produire davantage d’hormones de stress, notamment le cortisol.
Or, toutes nos hormones stéroïdiennes (cortisol, œstrogènes, progestérone, testostérone…) sont fabriquées à partir du cholestérol.
Autrement dit, le cholestérol est une matière première indispensable au bon fonctionnement hormonal.
Dans ces conditions, une attirance marquée pour les lipides peut apparaître lorsque le corps manque de ressources pour soutenir :
les glandes surrénales (fatigue dite « surrénalienne »),
l’équilibre hormonal,
la récupération après un stress émotionnel prolongé.
Le corps cherche alors, très concrètement, la « matière première » pour se rééquilibrer.
Le rôle du foie et de la digestion
Lorsque la digestion est lente ou surchargée (foie, vésicule biliaire, reflux, hernie hiatale, glaires…), le gras peut paradoxalement :
donner une sensation de nourriture plus « consistante »
calmer temporairement certaines irritations digestives
Mais à moyen terme, il peut aussi accentuer les lourdeurs.
Le corps est alors pris dans un cycle de compensation : soulagement à court terme, inconfort ensuite.
2. Le gras et le système nerveux : le lien avec le réconfort
Activation du circuit de récompense
Les aliments gras stimulent la dopamine, l’hormone du plaisir et de la motivation. Ils procurent :
une sensation de détente,
une impression de sécurité,
un apaisement émotionnel rapide.
Chez les personnes sensibles, empathiques, qui donnent beaucoup, la nourriture devient parfois une régulation émotionnelle accessible et immédiate.
Ce n’est pas de la faiblesse : c’est un système nerveux qui cherche à s’auto‑apaiser.
D’un point de vue énergétique, lorsque l’on mange du gras, c’est souvent qu’on a besoin de s’ancrer.
Mais que veut réellement dire « s’ancrer » ?

Ancrage : un concept neuro‑corporel avant d’être énergétique
Dans le langage énergétique, on parle d’ancrage.
Dans le langage neurobiologique, on parle plutôt de :
tonus vagal,
sécurité somatique,
capacité de repos digestif (activation du système parasympathique).
Ce sont deux langages différents pour décrire une même réalité corporelle : la capacité du corps à se sentir suffisamment en sécurité pour se détendre.
Quand on fait le lien : besoin de gras ↔ besoin d’ancrage
on décrit en fait : besoin de densité corporelle ↔ besoin de régulation du système nerveux
C’est pour cette raison que le parallèle entre alimentation, réconfort et ancrage trouve naturellement sa place dans la compréhension du fonctionnement du système nerveux.
Autrement dit, le besoin de manger gras peut être le reflet direct d’un besoin d’ancrage dans sa vie, d’un besoin de se sentir plus stable, plus soutenue, plus contenue, plus rempli(e).
3. Lecture énergétique et spirituelle
Chakra racine : besoin d’ancrage
L’attirance pour le gras est souvent liée à un besoin d’ancrage.
Quand le chakra racine est fragilisé (peur du manque, instabilité financière, insécurité affective), le corps réclame du :
dense, lourd, nourrissant.
Comme une tentative de s’auto enraciner par la matière, parce que, sur le plan émotionnel et psychique, la personne peut ne pas percevoir (ou ne pas ressentir) suffisamment ses propres ressources intérieures.
Elle aura alors davantage tendance à chercher à l’extérieur ce qui manque à l’intérieur, pour tenter de combler des besoins tels que :
la sécurité intérieure,
la confiance en soi,
l’estime de soi,
le sentiment d’engagement envers soi‑même,
la capacité à se soutenir dans ses choix,..
Dans ce contexte, la nourriture — et en particulier le gras, qui donne une sensation de densité et de tenue — peut devenir un moyen inconscient de compenser ces manques ressentis.
Chakra sacré : émotions non digérées
Le chakra sacré est lié :
aux émotions, au plaisir, au rapport au corps.
Lorsque des émotions restent stockées (culpabilité, honte, dépendance affective, climat incestuel, confusion relationnelle), le corps peut chercher dans le gras un substitut de réconfort émotionnel.
Mémoires transgénérationnelles
Dans de nombreuses lignées familiales, il existe des mémoires de :
pénurie, peur du manque, insécurité matérielle,..
Ces insécurités proviennent souvent de périodes de guerre, de pauvreté ou de restrictions liées à la dureté des conditions de vie.
Même si la personne n’a pas vécu directement ces situations, les mémoires non libérées et les émotions non exprimées de ces périodes peuvent s’imprimer dans la descendance, notamment via des mécanismes épigénétiques et émotionnels. Ce qu’on appelle communément « vœux de pauvreté » en langage énergétique.
Le corps peut alors agir comme si la nourriture devait toujours « bien caler », comme si un futur manque était à anticiper.
Dans ce contexte, la relation au gras peut porter une mémoire collective de survie, où manger devient inconsciemment un acte de protection.
4. Lecture psychocorporelle : besoin de protection et de soutien
Le gras comme enveloppe symbolique
Sur le plan symbolique, le gras représente :
une couche protectrice,
une forme d’amortisseur,
un rempart contre l’agression extérieure,..
Les personnes qui ont dû « tenir », encaisser, se sur adapter, développer très tôt une autonomie émotionnelle, peuvent développer ce besoin de densité corporelle.
Chez certaines personnes ayant subi des agressions sexuelles, on observe également plus fréquemment des troubles du comportement alimentaire, qui peuvent prendre deux formes principales :
– soit manger davantage, dans une recherche d’apaisement, mais aussi comme tentative inconsciente de créer un rempart protecteur contre l’extérieur (peur de l’agression, besoin de se rendre moins visible, de se protéger),
– soit, à l’inverse, des comportements restrictifs pouvant aller jusqu’à l’anorexie, qui peuvent exprimer un profond dégoût, de l’agresseur mais aussi de soi‑même, avec un rejet du corps et de ses besoins.
Il ne s’agit évidemment pas de mécanismes conscients, mais de stratégies de survie du corps face à un traumatisme.
Quand il est difficile de recevoir autrement
Quand recevoir du soutien émotionnel, de l’aide ou de la présence est compliqué, la nourriture peut devenir :
un moyen de se remplir, une façon de recevoir sans dépendre de personne.
Ce n’est pas une question de contrôle, mais de sécurité relationnelle insuffisante intégrée dans le corps.
5. Ce n’est pas le gras le problème
Il est important de distinguer :
Gras de soutien:
avocat, huile d’olive, noix et graines, poissons gras,..
Ces aliments soutiennent réellement :
le système nerveux, les hormones, la stabilité émotionnelle.
Gras de compensation
fritures, plats industriels, excès de fromages lourds,..
Ils soulagent émotionnellement sur le moment, mais fatiguent ensuite le foie et la digestion.
Souvent, derrière l’envie de gras, le besoin réel est :
repos,
sécurité,
présence à soi.
Mais comme ces besoins ne sont pas nourris autrement, le corps passe par la nourriture.
6. Une invitation à changer de regard
Une préférence pour le gras n’est pas un défaut à corriger, mais un message du corps.
Il peut dire :
« J’ai besoin de me sentir soutenue. »
« J’ai besoin de sécurité. »
« J’ai besoin de ralentir. »
« J’ai besoin d’être contenue émotionnellement. »
Tant que ces besoins profonds ne sont pas entendus, la nourriture reste une solution de secours.
Je te propose ici un exercice simple, à faire au calme, pour écouter ce que ton corps cherche réellement à travers l’envie de manger gras.

Prends quelques minutes pour toi, assis(e) ou allongée, dans un endroit où tu ne seras pas dérangé(e).
Étape 1 : revenir dans le corps
Ferme doucement les yeux.
Inspire profondément par le nez… puis expire lentement par la bouche.
Répète cette respiration 3 à 5 fois, en laissant ton ventre se détendre.
Amène maintenant ton attention vers le bas de ton bassin, la zone du périnée, des hanches, des jambes.
Visualise une lumière rouge douce et chaleureuse à la base de ta colonne vertébrale : c’est la zone du chakra racine, liée à la sécurité, à la stabilité et à l’ancrage.
Sans forcer, ressens simplement ce qui est présent : chaleur, tension, vide, lourdeur, calme… tout est juste.
Étape 2 : écouter ce qui se joue derrière l’envie
Toujours en respirant calmement, pose toi intérieurement ces questions, sans chercher de réponse mentale.
Laisse venir des sensations, des images, des émotions, ou parfois… rien du tout, et c’est très bien aussi.
« Suis‑je en train de compenser quelque chose en ce moment ? »
« Est‑ce que je me sens bien présent(e) dans mon corps, ici et maintenant ? »
« Est‑ce que je me sens soutenu(e) dans ma vie actuellement ? »
« De quoi aurais‑je vraiment besoin là, tout de suite ? »
Accueille ce qui vient, sans jugement.
Étape 3 : nourrir la sécurité intérieure
Tu peux maintenant te répéter intérieurement, ou à voix basse, des phrases qui apportent du soutien à ton système nerveux.
Choisis celles qui résonnent pour toi, ou laisse ton intuition en créer d’autres.
« Je me vois et je me reconnais. »
« Je peux me sécuriser, ici et maintenant. »
« Je mérite de me sentir soutenue. »
« Je m’entoure de personnes aimantes et respectueuses. »
« Je suis en sécurité dans mon corps. »
Ressens comment ton corps réagit à ces phrases.
7. Pourquoi le travail émotionnel change aussi la relation à la nourriture
Quand on travaille sur :
la sécurité intérieure, la régulation du système nerveux, la libération des charges émotionnelles, les mémoires relationnelles.
Très souvent, les envies alimentaires se modifient naturellement.
Pas par contrôle, mais parce que le corps n’a plus besoin de compenser.
La relation à la nourriture devient plus neutre, plus simple, plus respectueuse du rythme intérieur.
Avis médical : un point essentiel
Même si les lectures corporelles, émotionnelles et énergétiques apportent des clés de compréhension précieuses, il est important de rappeler que l’avis d’un médecin reste toujours essentiel.
Si tu ressens des malaises importants, des troubles digestifs persistants, une fatigue inexpliquée, des douleurs ou des symptômes qui s’installent, il est indispensable de faire un check‑up médical afin d’écarter toute cause organique.
L’approche émotionnelle et énergétique ne remplace pas le suivi médical : elle vient en complément, pour accompagner ce qui ne se voit pas toujours dans les examens, mais qui se vit très concrètement dans le corps.
En conclusion
Ton corps n’est pas contre toi. Il essaie de t’aider à sa manière.
Derrière une attirance pour les aliments gras, il y a souvent :
un besoin de sécurité, un besoin d’ancrage, un besoin de soutien émotionnel, des mémoires anciennes qui cherchent encore à se réparer.
Écouter ces messages, c’est commencer à se comprendre autrement.
Et très souvent, c’est là que la transformation réelle commence.
Prenez soin de vous, sans vous juger sévèrement.
Pour aller plus loin
Derrière la relation à la nourriture, il y a la relation à soi, à la sécurité, et au lien.
Dans mes accompagnements, je travaille précisément sur ces blessures relationnelles et ces mémoires émotionnelles qui empêchent de se sentir en sécurité dans son propre corps et dans ses choix.
Quand cette sécurité se réinstalle, beaucoup de choses s’apaisent naturellement… y compris la relation à la nourriture.
Pour découvrir mon approche, tu peux cliquer sur ce lien: Page d’accueil – Les Soins de Sophie – Soins thérapeutiques
Pour t’offrir un moment rien que pour toi, tu peux prendre rendez-vous via ce lien: Calendly – Les Soins de Sophie




